Une manade est un troupeau de chevaux et/ou de bovins de race camarguaise. La manade désigne aussi le lieu où les animaux pâturent. C’est dans le territoire de la Camargue de Provence ainsi que de la Petite Camargue du Languedoc que nous pouvons trouver ce type de troupeau. Par ailleurs, nous comptons aujourd’hui dans les associations Camarguaise 279 éleveurs ainsi que 94 élevages de la race.

Née en 2001, la manade lou pitchoun à vue le jour à l’initiative d’Eric Eyssette dans le but de protéger et promouvoir nos belles traditions camarguaises.

C’est dans cet esprit que la manade situé en plein centre de la Petite Camargue, vous fait découvrir ce qui fait la beauté de nos terres et notre patrimoine, avec un élevage de taureaux de race Camargue, l’amour inconditionnel des cavaliers envers leurs fidèles montures, une gastronomie bien du terroir ainsi que des uses et coutumes que les gardians prendrons beaucoup de plaisir à vous faire vivre lors des traditionelles : ferrade,  jeux taurins…  etc


 

La manade est situé sur la commune de Marsillargues entre le Gard et l’Hérault, proche de Lunel et des Axes autoroutiers.

Alors n’hésitez pas à les contacter pour tout renseignements.

Téléphone : 06 08 49 24 31

Mail : manadeloupitchoun@hotmail.fr


 

La Camargue est l’unique région de France dans laquelle les traditions sont dirigées uniquement vers le taureau ainsi que le cheval. Nous pouvons y trouver des pratiques diverses et variées aussi bien ancestrale que traditionnelle.
« La fe di biou » est le nom que l’on donne au culte ou encore à la passion de la bouvine, d’Aigues-Mortes à Fos-sur-Mer. L’élevage du cheval demande des soins tout particulier comme un entretien rigoureux, des changements de pâturage, des tries pour les courses à la cocarde ainsi que bien entendu la surveillance quotidienne du bétail tout cela (ou presque) s’effectuant à cheval, car dans les manades les taureaux s’avèrent être en totale liberté que ce soit dans les sansouïres ou dans les marais.

Focus sur le cheval de Camargue

Le cheval de race Camargue est facilement reconnaissable de par sa robe grise claire ainsi que sa petite taille laissant ressortir ses membres grossiers.
Cependant, à la naissance, le poulain est de couleur marron clair et il prendra sa couleur définitive vers l’âge de 5 ans.
La Camargue est réputée depuis l’antiquité romaine pour les montures de guerre mais aussi de bat. La particularité du cheval de Camargue est qu’il vit en totale liberté mais il peut être parfois utilisé à des fins utiles comme le travail. Les camarguais les montent, les utilisent pour le bétail mais leur laissent toujours leur part de liberté.
Certains Haras nationaux établissent des conditions d’élevages particulières afin augmenter la taille des chevaux pour réaliser une monture de guerre ce qui est toujours voué à l’échec.
C’est depuis 1978 que les Haras nationaux ont officiellement reconnu la race du cheval de Camargue. Par ailleurs, les éleveurs se regroupent dans ce que l’on appelle « l’association des éleveurs de chevaux de race de Camargue ». Nous pouvons répertorier 246 éleveurs dans 156 berceaux de race et cela dans de nombreuses villes de France, entres autres, Montpellier, Lunel, Salon-de-Provence, Fos-sur-Mer ou encore Tarascon.
Le cheval de Camargue est réputé pour son endurance, sa vivacité, son agilité et sa robustesse. C’est un cheval capable de résister aux intempéries, aux longues marches ainsi qu’aux abstinences.
C’est dans les marais ainsi que les enganes que le cheval camarguais vit en semi-liberté. Les manades sont composées d’un seul étalon ainsi que de plusieurs poulinières. C’est entre le mois d’avril et de juillet que commencent les naissances. Le poulain sera marqué au fer de l’emblème de son propriétaire et retiré de sa mère lorsqu’il atteindra l’âge d’un an.
Ce sera seulement à l’âge de 3 ans qu’il pourra commencer à être dressé. Le dressage demande énormément de patience ainsi qu’une grande confiance entre l’animal et le gardian. Ce sont généralement les mâles qui sont dressés dans les manades. Les juments quant à elles sont élevées pour reproduire.
De nos jours le cheval de Camargue est utilisé pour de nombreuses disciplines sportives, de loisirs ou encore pour la randonnée.
Le cheval camarguais est parfaitement intégré à l’environnement subaquatique. Il est indispensable au gardian afin de pouvoir surveiller ainsi trier les taureaux dans les troupeaux.
Il est aussi très agile pour toutes disciplines équestres que ce soit pour les concours, les sauts d’obstacle, l’attelage ou encore le dressage.


Le cheval de race Camargue a un lien très étroit avec la tâche du Guardian qui est par ailleurs chargé de surveiller ainsi que de conduire et surveiller le troupeau de chevaux ainsi que de bovins élevés en liberté.

Le métier de Gardian provient des traditions médiévales, il est  répertorié depuis le 16e siècle jusque de nos jours où les pratiques traditionnelles sont maintenues et conservées.

L’élevage de chevaux ainsi que de taureaux de race Camargue ont donné lieu à des jeux dans lesquels le cheval, acteur indispensable, laisse toute la gloire aux taureaux.

En quoi consiste le rôle quotidien du Gardian ?

Le Guardian doit s’occuper ainsi que surveiller de manière quotidienne les troupeaux qui peuvent compter des centaines de bêtes réparties en de plusieurs espaces. Les manades étant isolées grâce à la présence de pâtures environnantes, le travail du gardian est facilité par ces barrière naturelle comme les étangs ou encore les canaux d’irrigation. En revanche, de nos jours les troupeaux sont limités par la présence de clôtures qui permettent de cloisonner l’espace.

À l’époque, le Gardian grimper au petit matin à ce que l’on appelle “un escalassoun” (grand poteau) ce qui lui permettait de repérer au loin les troupeaux afin de pouvoir les rejoindre. C’est à l’aide de son “calos” (bâton) ainsi qu’en tenant son cheval, que le Gardian surveillait les troupeaux quotidiennement.

Les jeux des Guardian

Ce fut le Marquis de Baroncelli Javon qui a fait renaitre  les animations équestres. C’est en 1912 que les premiers Jeux ont eu lieu en public et c’est quelques années plus tard qu’ils se sont répandus dans toute la France. Les cavaliers de Camargue ont pu démontrer dans toutes les régions de France leur habilité ainsi que leur complicité avec leurs montures.

De nos jours les Gardian de manades  proposent des animations diverses et variées pour divertir amateurs et visiteurs passionnés par ce type de divertissement.

Le jeu du bouquet : le jeu consiste à ce que plusieurs cavaliers poursuivent l’un de leur camarade afin happer le bouquet qu’il tient à sa main. Le jeu étant chronométré les courses s’avèrent être très dynamiques et le gagnant déposera en fin de jeu le bouquet entre les mains de la jeune fille qui avait auparavant fait don du bouquet.

Le jeu des oranges: il fait partie des jeux les plus répandus. Les cavaliers s’aventurent tour à tour dans une arène où à chaque étape une demoiselle tient à bout de bras une assiette sur laquelle une orange est déposée. Chaque cavalier doit se saisir des oranges.

Les festivités

C’est lors de festivités que les gardians de Camargue laissent place à ceux qui sont les véritables héros: les taureaux ainsi que les chevaux. C’est l’occasion de perpétuer les anciennes traditions, par ailleurs c’est à Arles que chaque 1er mai se tient la fête des Gardians.

Une journée dynamique qui commence par un défilé de gardian ainsi que d’arlésiennes habillées de costumes traditionnels.  Une messe typique provençale a lieu en l’honneur du reconnu Saint-Georges qui était le patron de la confrérie des gardians. Une journée animée par des jeux d’habilités où s’affrontent les cavaliers les plus talentueux de Camargue.


Le rôle du manadier dans sa manade

Le manadier est, comme son appellation l’indique, celui qui élève la manade, par conséquent le troupeau de chevaux et de taureaux de race Camargue lui appartient. Etre manadier implique un profond attachement à la Camargue, mais aussi aux traditions camarguaises.

Pour que le troupeau soit considéré comme une manade, il est essentiel pour le manadier de disposer d’un minium de 70 bestiaux dont 30 vaches afin de favoriser la production. Un minimum de 50 hectares de pâturage est aussi un élément indispensable.

Dès que les conditions nécessaires sont remplies, il est important d’intégrer une association de manadier. C’est alors qu’il sera considéré comme un fervent protecteur des traditions de Camargue, il pourra alors jouer pleinement son rôle qui consiste à l’élevage des animaux, mais bien entendu à en prendre soin, à les faire se reproduire ainsi qu’à la culture de la terre.

Le manadier est assisté par un ou plusieurs guardians, qui s’occuperont de trier au sein du troupeau les jeunes taureaux âgés d’une année (qu’on appelle les anoubles) afin de les marquer au fer appartement au manadier et les intégrer à la manade.

Le jour de la ferrade

C’est généralement au printemps que le marquage au fer est effectué. C’est le moment de convier famille et amis afin de se retrouver autours d’une petite fête. Chacun contribuera à l’événement : Les anoubles dirigés vers le guardian, les marquera au trident au niveau de la hanche. Les invités, quant à eux, bloqueront l’animal.

L’animal sera escoussuré (entaillé) au niveau de l’oreille, puis sera marqué au fer au niveau de la cuisse avec le symbole du manadier.

Ce sera à la suite du marquage, que le taurillon sera amené dans le « bavaou », une sorte d’arène rurale, où le guardian proposera aux convives un « abrivado en piste » ou encore un jeu de guardian.

Il important de rappeler qu’à l’origine, le jour de la ferrade était un  événement organisé par la manade afin de convier les amateurs, ainsi que les proches au partage d’un repas des plus traditionnels.


La brasucade

Nous partageons avec vous, la recette de la « brasucade de moules », un véritable délice !

C’est en réalité, une tradition venue des côtes de l’Etang de Thau. La brasucade de moules, est un plat qui permet aux familles ainsi qu’aux amis de se retrouver autour d’une table lors des soirées estivales.

Chaque famille à son ingrédient « secret » pour confectionner la sauce de la  brasucade de moule. Nous pouvons y trouver de l’oignon, des tomates, de l’ail, de l’huile d’olive, du vin blanc, du pastis, du jambon cru, ainsi que du piment et des herbes aux choix.

La méthode consiste à faire cuire au feu  de bois de vignes des moules de Bouzigues (grosses et charnues) dans une poêle à paëlla que l’on garnira de la délicieuse sauce.

Déguster une brasucade de moule un soir d’été entouré d’amis n’a rien de comparable ! Ce plat typique de Camargue s’accompagne avec  l’hymne du « Coupo santo ».

Nous vous proposons de découvrir les ingrédients dont vous devez vous munir pour réaliser la fameuse « Brasucade de moules »:

Ingrédients pour 4 personnes

  • 2,5 kg de moules de Camargue
  • 1 gousse d’ail écrasée
  • Romarin, thym, laurier
  • 25 cl d’huile d’olive de Provence
  • 1 bonne cuillère à café de pastis de Camargue
  • Poivre

Si vous êtes en compagnie de gros mangeurs n’hésitez pas à doubler les quantités.

Voici comment procéder :

Commencez par verser dans un bol l’huile, l’ail, les aromates ainsi que le pastis. Il faudra laisser macérer durant 24 heures au minimum. La faire une semaine à l’avance serait encore mieux.

Mettez les moules sur votre plaque, et faites les ouvrir et jetez le jus de cuisson. Il faudra ensuite verser le mélange qui aura mariné,  sur les moules et laisser mijoter 5 minutes de plus.

C’est prêt, vous pouvez servir !!